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samedi 29 avril 2017

Votez bisous

On l'attendait on l'a eu, la France a voté Jef mais Jef a voté Klak. Le dernier numéro de la revue-qu'on-ne-présente-plus vient de sortir, en s'arrêtant cette fois sur l'étape Cheval de course de notre ritournelle. Sous sa couverture pacmanesque sobrement troussée dans une robe tétris rehaussée au pixel, un sommaire long comme le bras d'un banquier d'affaires, qui comme d'habitude fait la part belle et plus que belle aux expérimentations de toutes sortes et aux articles qui vont mettre le nez où personne d'autre ne va (ici BDSM & PMU, néo-orphelinats et fuites nocturnes, anthropologie des aires de jeu, paris hippiques, jeu de go et guerre chinoise, etc.) Pour savoir où trouver Jef Klak, on enfourche la cavale de gauche, pour s'abonner, on grimpe sur le tape-cul de droite (droite qui soit dit au passage n'a pas eu le soupçon de l'ombre d'un tantinet de scrupule à couper les subventions à l'ami Jef pour les filer, sait-on, à un incubateur quelconque d'amibes entrepreneuriales ou une start-up de plus pour applis de smartphones - en bon français, start-up se dit je crois une débutante mais on me glisse que ça s'appelle aussi néant. Aussi et très conséquement, que cette droite soit officiellement maudite. Hugh.)

Exercice n°1 : sors du labyrinthe par le côté cagoule


On y retrouve entre autres un texte concocté maison intitulé Scoumoune et Baraka, sorte d'esquisse préparatoire à une philosophie du quitte ou double, originellement inspiré par le modèle des livres dont vous êtes le héros ; on y bifurque au gré des lignes prospectives entre Platon et sa toupie céleste, Héraclite et ses âmes-domino, Pascal au PMU biblique, Nietzsche à la roue tragique, Marx et le trading humain, Huizinga et les enjoués et même un peu de Winnicott et de joculation. J'en profite pour dire que si ça en intéresse certains-certaines, il suffit de demander pour avoir une version, au choix plus longue, beaucoup plus longue, ou beaucoup beaucoup plus longue selon les appétits, désœuvrements et névroses potentielles. Mille merci quoi qu'il en soit au comité de lecture qui a suivi à la loupe la progression de cette rédaction, et en particulier à J. Chouraqui ainsi qu'à G. Chamayou à qui j'ai infligé des heures de caviardage indu à la hache de viking. Qu'ils soient bénis à la sauce tartare sur quinze générations en partant du milieu.

Exercice n°2 : Dieu se cache quelque part dans ce foutoir, sauras-tu le retrouver ?



Et puisque nous y sommes, voici deux petits aperçus d'un site web en préparation histoire de repousser pour de bon les murs de ce foutu blogspot : première page (trois série) ici, et deuxième page là (cliquez, zoomez,  bougez, transparentez, calquez, montez, voyez comment ça marche). Le tout apprêté au petits oignons et au persil 16 bits par les petits doigts magiques et diablement intelligents de l'ami Marc - Tutut - sans qui ce travail n'existerait tout simplement pas. Ce qui se dit aussi merci. 

Exercice n° 3 : saccage le paysage pour trouver l'horizon


Et oui effectivement, en ce moment c'est BD-patchwork cartographique avec révisionnisme vectoriel sur son lit de bitmap. Ce qui est après tout des plus printaniers.

samedi 11 mars 2017

Zut, Baste, Ouste et Fichtre

Le dernier numéro (25 de son prénom) de la revue Ouste vient de sortir chez Féroce Marquise / Le dernier télégramme, sous la direction de Hervé Brunaux, taulier inoxydable de cette PME poétique. On y retrouve de ma part de vieux poèmes issus d'un très très plus gros ensemble, Cantata, datant de 2010, par là, et une ou deux photos. Pas d'avis sur le reste, trop d'avis sur le reste, vous piocherez, défausserez, relancerez de 5 ou pas. A noter : des extraits d'un texte de N. Lothe, Première Approche Descriptive, excellente prose straubienne et fragmentaire qui fait plein de trous dans le paysage et va chercher la politique jusqu'aux plus fines nervures de ce qu'on appelle : Situation. Je dis ça au cas où un éditeur avec moins de caillasse dans les yeux que le tout-venant littéraire passerait dans le coin et oserait, pour une fois, publier autre chose que l'archétype de livre imprimé derrière ses pupilles. Un peu de dentelle, ça nous changerait des petits cacas contemplatifs en prose de 33 tours ou des kyrielles de resucées Giorno-Pennequin beuglardes qui se débitent à l'heure actuelle comme du boudin low-cost mais n'ont même pas le goût du sang. Nouvelle épidémie d'expressionite sur les radars, mais comme dit le Sage :
La névrose en vers libre ne fait pas plus un style 
Qu'une paire d'ailes au trouf ne fait la rousseline. 



Pour le sommaire, on dit Ouste, pour commander, on crie Baste (compter de 5 à 12 euros selon les frais de port, compris dans le prix, c'est-à-dire comprix).



Et sinon la rousseline c'est un genre d'hirondelle.

mercredi 8 mars 2017

Moebius fait des noeuds

Le dernier numéro (152) de la revue québécoise Moebius intitulé "Sel - Cheveux la critique" sort ce mois-ci, est déjà sorti, ressortira encore. On y retrouve un petit texte maison, écrit en 2016, sur la théorie critique, son histoire et ses mauvaises manières, qui reprend certains points abordés dans le Pré Carré spécial Chris Ware. En deux mots : il s'agit d'une esquisse théorique de la critique comme esthétique modale et tonale des œuvres d'art, qui s'oppose aux grandes modélisations analytiques de la critique critique (structuralisme, biographisme, génétisme, herméneutique, marxisme, sociologisme, sémiotisme, linguistisme, iconisme, expressivisme, thématisme, culturisme, esthétisme, professorisme, tous les machins en isme qui nous apprennent à rater soigneusement les livres et nous saloper la lecture). Le texte d'origine est plus long - si par hasard ça intéresse un lecteur de passage, un petit mail, et pdf suivra. Hugh au Québec et big up à tous les caribous. 


Pas de prix ni de page de commande pour l'instant, mais j'actualiserai au fur et à mesure, notamment pour les commandes en France.



jeudi 16 février 2017

Otolithique

Petite annonce retardataire : la revue mi-web mi-papier Otolith publie dans son numéro de novembre 14 planches de bibi, calquographie et bande dessinée.
On peut retrouver les planches en ligne ici (libre accès) ou bien, si le cœur vous en dit et le porte-monnaie, acheter le numéro papier ici (numéro 43, partie deux, sur la plateforme Lulu). Ce sont 272 pages couleurs comportant quelques textes mais majoritairement des boulots graphiques - dont certains vraiment bons - pour le prix de 41 $ ce qui doit nous faire aux alentours de 35 euros et frais de port. Mais sinon tout est lisible et visible en ligne.





mardi 14 février 2017

L'encre qui sèche au mur

Nous voilà repartis pour un tour de piste avec le dernier numéro d'Ink Brick, sixième du nom, où l'on peut retrouver quatre planches couleur extraites d'Engrenages.


Au sommaire : Bridget Brewer, Emma Casey, Letisia Cruz, Jason Das, Glynnis Fawkes, Emalyn Feitshans, Tom Galambos, James Harvey, Giulia Landonio, Heather Lang, Laurel Lynn Leake, Aurélien Leif, L. L. de Mars, Nate McDonough, Myra Musgrove, Erik Norden, Jorge Quien, Logan Riley, Alexander Rothman, Pablo Selín, Alexey Sokolin, Jia Sung, Ryan Tippery, C. de Trogoff, Paul K. Tunis.

Au total, 80 pages couleur, format A5, pour le prix de 11,95$ (soit quelque chose comme 10 euros plus frais de port transatlantiques). Pour commander, c'est par ici.