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dimanche 29 mai 2016

samedi 28 mai 2016

Dinde d'assaut

Dinde : n.f. : créature sauvage, irascible, mélodique, marxisante, coprophile et mélancolique. Créée en 1968 lors d'un rituel politico-pornographique impliquant trois ministres deux mulets virgule cinq et une formule kabbalistique de rejuvénation du monde, la dinde serait à l'origine d'une quinzaine de contre-révolutions mondiales et de la BD belge. Numérique, la dinde se consomme chaude, papier, elle se récite. 
Des attaques de dinde se produisent régulièrement dans les centre villes métropolitains de l'occident post-industriel : pour s'en prémunir, sortez casqués, ne gloussez pas en dehors des horaires d'ouverture.




Au sommaire : Stéphane Goarnisson, Charles Mieux (qui porte bien des noms et bien des coupes de cheveux), David Ortsman, Stéphane Mercier, Aurélien Leif et Yann Damezin.
On connaît la chanson, pour la version imprimable on rejoint le cortège de gauche ici, pour la version lecture on rejoint la tête de manif, là.
J'en profite pour dire que la dinde a frappé il y a deux mois, dans sa version Comix ; on y retrouve quelques pages maison précédemment parues dans le turkey magazine d'allez donc savoir quand, mais le sommaire en est long comme un relevé de compte panaméen, alors le turkeyleeks, c'est par ici.




En attendant la révolution, servez-vous, votez Dinde.





jeudi 28 avril 2016

Cartographier les murs

Vendredi soir et tout ce week-end, exposition à l'Espace des arts sans frontières, au 44 rue Bouret (et pas au 4 comme l'indique malencontreusement l'affiche), 75019, à Paris. C'est ouvert tout l'après-midi, si besoin sonner à l'interphone antonyme et puis foncer tout droit dans la cour intérieure, c'est juste là.


*100 dessins* 
Vernissage vendredi 29 avril à partir de 18h
Week-end du 30 avril-1er mai ouverture de 14h à 19h



Je ne suis pas sur l'affiche mais je suis sur les murs, perdu parmi la constellation pariétalo-cartographique des travaux de Noémie Lothe qui m'offre un bien bel espace pour présenter quelques infographies, photos, dessins sur pellicules. Elle présente pour sa part de très belles planches - à partir de pellicules également - à la croisée de l'art pariétal, de la peinture, de la gravure et de la photographie (oui, c'est compliqué et beau comme une rose à serrure) qui interrogent, pour le dire vite, la genèse de l'image quand elle n'est pas rabattue sur son histoire, la littéralité du visible avant que les figures ne le piègent : toute une politique de grottes, de fossiles, de figures pré-récitatives, de cartes dont la sémiologie nomade et ambiguë fond dans la géologie et la peinture rupestre. Nous avons mélangé et monté nos travaux respectifs jusqu'à l'indistinction la plus efflorescente et la plus calculée qui nous donne un mur de Lascaux, une carte d'état-major où les fossiles se battent, une balade transversale à sa seule littéralité. Tout ça, parce qu'on ne déterre bien que l'avenir.




samedi 16 avril 2016

bibliothèque onomatopéique

Alors que le numéro 2 est déjà en préparation grâce aux bons soins Thierry Bourgallé, le Terricole en chef déjà connu pour Prurit et qui fourbit tout ça aux petits oignons sur lit de papier carbone, il serait temps de présenter le premier fanzine Scalp! dont il vient de lancer la série. 
Sous une couverture quadrichrome ronéotypée à l'ancienne à partir d'un dessin tératofloral de T. Bougallé, ce sont une quarantaine de pages qui attendent bien serrées dans leur format A5, en noir et blanc.
On y retrouve des planches de C. de Trogoff, très beau mélange de collages et calquages qui forment une dérive de motifs à partir du récit biblique de Samson et Dalila ; des planches de N. Lothe, pariétales sur pellicules photo grattées, extraites de son livre Contretypes ; des planches de L.l de Mars qui aboient sur les chiens qui aboient sur les lièvres. Quelques planches de mon cru pour faire l'exploration d'un continent sémiotique.
Le site internet de terricole est pour l'instant en carafe, il y a quelques dépôts en librairie mais pour commander, à prix libre oui oui totalement absolument indéboulonnablement libre, mieux vaut écrire à l'adresse suivante : contact@terricole.fr
L'aventure Scalp! va se continuer au long cours, avec les quatre mêmes, comme une sorte de chaîne dialogique et graphique qui autorise tous les malentendus du monde. Je précise que T. Bourgallé, bon coiffeur, scalpe à tout-va avec d'autres équipes de la même farine qui formeront une chaîne de leur côté, jusqu'à submersion complète du monde libre.




Autre sortie de printemps, le dernier numéro de Ouste, revue poétique de Féroce Marquise dont on peut voir le sommaire ici et qu'on peut commander  ou plus simplement en librairie, on l'y trouve facilement.
Parmi la foule, un poème maison.


Le printemps deboute, alors tout le monde fait comme les fleurs et dit BOUM 



lundi 22 février 2016

Impôts, dépôts, expôs


Laura Caillaux, Noémie Lothe et moi-même organisons à partir du vendredi 26 février une exposition à la Maison des Ensemble, 3 rue d'Aligre, 75012 Paris. On se vernit donc la framboise ce vendredi à partir de 18H00, avec un délicieux vin blanc, arôme carton et robe cubis, jusqu'à ce que tout le monde tombe de fatigue vers 18h35. Ca tombe bien, l'expo sera visible jusqu'au 21 mars. On y verra un grand montage mobile mélangeant baladeusement des dessins agencés ou volants de Laura Caillaux, des imagos de Noémie Lothe (la rencontre du dessin de la pellicule et de la grotte de Lascaux sur une table de dissection deleuzienne), ainsi que des travaux persos - infographies, photos, gravures. Avec de beaux cadres et passe-partout maison pour nous changer des asepsies galeristes et de l'hygiénisme muséal en stuc contrecollé. Hugh, et merci aux tauliers qui accueillent nos travaux.

Contretypes, ou la manière la plus intelligente de ne pas s'infliger les saloperies de coloriage sur toiles d'Alberolla au Kindergarten du palais de tokyo. 








vendredi 1 janvier 2016

Sous les briques l'encrier

Les mauvaises langues diront que je suis en retard, c'est faux, je suis ponctuel en différé. Voilà un bon gros mois que : le quatrième numéro de la revue américaine Ink Brick est sorti, avec ses 72 pages couleurs et ses 5,5 X 8,5 pouces, soit, en bon français, le double en centimètres à la louche auvergnate. Beaucoup d'auteurs, beaucoup de BD qui s'expérimente, avec mention spéciale à Keren Katz, Kate Laster et Mark Laliberte.
On y trouve 4 planches maisons extraites de Pangée, dont on a pu voir d'autres fragments dans le précédent Ink Brick et dans un lointain Turkey Magazine de novembre 2014. On doit pouvoir s'en sortir pour 10 euros et des poussières, une fois le dollar converti et ajoutés les frais de port transatlantiques.




J'en profite pour combler deux autres retards, je veux dire diffèrements rétrospectifs : la revue littéraire N47 a sorti son numéro 28 il y a... plus de six mois, et parmi un sommaire assez fourni, j'y vais pour ma part de deux poèmes extraits d'un travail beaucoup plus long. Entre autres choses, on y croise un entretien avec E. Suchère, une partie textes proprement dite, et une série finale de dialogues avec des libraires, portant sur la vie matérielle des livres qu'on met trop souvent sous le tapis (la vie, pas les livres).

Faute de site, je vous renvoie à une présentation générale de la revue ici et au bulletin de commande/abonnement  (oui c'est tout à la main et avec des timbres, ou alors en librairie).




Et puisqu'on est dans la datation longue - cette fois j'y suis pour rien, je viens de m'en rendre compte - un morceau de La journée de Médusa (qu'on peut toujours acquérir pour quelques miettes d'euros en m'écrivant, etc...) a été diffusé en avril dernier dans l'émission Délire actuel dont j'ignorais totalement l'existence jusqu'alors. Je vais me renseigner pour savoir si ça se podcaste quelque part, on va écrire au Délire, oui on va faire ça.


lundi 14 décembre 2015

Ne graciez plus les dindes

Avec tout ce qui se trame en ce moment d'obscur et cacateux dans le sous-sol de l'époque, on en oublierait presque le nerf de la guerre et la mère des batailles, j'ai nommé la dinde.

Car le Turkey magazine de novembre est sorti pour de bon, tout fringant et gaillard dans sa peau pomme d'api.

Au sommaire :  Antoine-Toussaint Casanova, Jean-François Desserre, Barthélémy Schwartz, Charles Mieux et Aurélien Leif.

Version papier,
Dinde effeuillée, 
Version bloguée, 
Dinde cliquée.